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Lagune & Léman
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Abidjan en trois jours, du Plateau à Cocody

Un premier séjour à Abidjan rythmé par ses quartiers : les tours du Plateau, le marché de Treichville et les maquis de Cocody, la lagune en fil conducteur.

·Publié le 21/09/2026·4 min de lecture·2 sources citées

Large avenue animée du quartier d’affaires d’Abidjan à l’heure dorée, tours modernes de hauteurs différentes, taxis rouges et piétons qui traversent, lumière chaude et poussiéreuse
Fin de journée sur le Plateau : les taxis rouges rentrent, les tours vident leurs bureaux Illustrations générées par intelligence artificielle, signalées comme telles sur les fiches

Abidjan ne se visite pas, elle se traverse. La ville s’étale sur les rives de la lagune Ébrié, et chacun de ses grands quartiers a le tempérament d’une ville entière : le Plateau vertical et affairé, Treichville dense et marchande, Cocody résidentielle et nocturne. Trois jours y suffisent pour une première escale, à condition de ne pas courir : un quartier par jour, la lagune pour fil conducteur.

Que voir au Plateau, la première journée ?

On commence par le centre, parce que c’est là que la ville se montre la plus spectaculaire. Le Plateau est le quartier d’affaires : des tours des années 1970 aux immeubles de verre récents, la silhouette d’Abidjan se lit depuis les ponts qui l’encadrent. La cathédrale Saint-Paul, silhouette singulière du Plateau, et la place de l’Indépendance structurent la marche ; le matin, la lumière rasante donne aux façades leur meilleur profil.

Le déjeuner se prend au hasard des gargotes et restaurants du quartier, et l’après-midi se prête à deux haltes : les rues commerçantes du centre pour l’agitation, puis la rive de la lagune, face à Treichville, quand le soleil descend. C’est l’heure où les taxis rouges, l’uniforme du Plateau, s’accumulent aux feux : la photographie de la ville qui circule partout, et pour cause.

Comment occuper la deuxième journée à Treichville ?

On change de rive et de rythme. Treichville est un quartier populaire né du port, tricoté de rues marchandes où le grondement commercial d’Abidjan bat à plein. Le marché de Treichville, ses étals de pagnes, d’attiéké et de poissons fumés, vaut à lui seul la traversée : c’est la Côte d’Ivoire quotidienne, celle qui ne pose pas pour les visiteurs.

L’après-midi, une visite au musée des Civilisations de Côte d’Ivoire complète la journée : masques, céramiques et arts de la vie quotidienne y racontent le pays bien mieux qu’une vitrine touristique. Le musée se situe au Plateau ; vérifiez jours, horaires et adresse exacte avant d’y aller, ils suivent le rythme des institutions.

Cocody et le soir d’Abidjan, la troisième journée ?

Cocody s’étend sur les hauteurs et les rives de la lagune Ébrié : quartiers résidentiels, ambassades, université, et la vie nocturne qui déborde des maquis. La journée s’y passe plus lentement, entre le marché de Cocody, moins célèbre mais plus respirable que celui de Treichville, et les artères commerçantes où s’achèvent les emplettes.

Le soir, le maquis est l’institution à vivre : table en bois, poisson braisé ou poulet, musique qui monte. Notre fiche décoder la carte d’un maquis vous évite de commander au hasard, et celle sur l’attiéké raconte l’histoire du plat qui reviendra à chaque repas.

Jour un, le Plateau
Tours et institutions, cathédrale Saint-Paul, rive de la lagune au couchant. Marche tranquille, déjeuner sur place.
Jour deux, Treichville
Marché de Treichville le matin, musée des Civilisations l’après-midi, dîner dans un maquis du quartier.
Jour trois, Cocody
Quartiers résidentiels, achats de dernière heure, soirée en maquis ou concert selon l’actualité.

Faut-il une voiture pour visiter Abidjan ?

Non pour ces trois journées, oui pour les excursions. Les trois quartiers se relient en taxi, du taxi rouge qui arpente le Plateau au woro-woro partagé des autres communes, pour un coût modeste ; un chauffeur convenu à la journée devient utile pour la périphérie. La prudence vaut partout : on évite les téléphones ostensibles dans la foule, on garde les papiers à l’hôtel, on rentre par taxi convenu tard le soir. Ce sont les réflexes d’une grande ville africaine paisible, pas plus, pas moins.

Comment régler ses dépenses sur place ?

La monnaie est le franc CFA, et la ville vit largement en espèces : le maquis, le taxi, le marché ne prendront pas la carte. Les banques et distributeurs du Plateau et des quartiers résidentiels permettent des retraits en francs CFA avec une carte étrangère, dans la limite des plafonds de la banque émettrice suisse ; les hôtels et grandes enseignes acceptent la carte sans problème. Règle utile : partir chaque matin avec ce que la journée doit coûter en espèces, et changer ou retirer avant d’en avoir besoin, pas au moment où il n’en reste plus.

Où aller après Abidjan ?

La réponse évidente : Grand-Bassam, à environ une heure de route vers l’est, ville historique classée au patrimoine mondial. C’est l’excursion naturelle d’un séjour abidjanais, et notre fiche lui est consacrée. Pour rejoindre la ville depuis la Suisse, la fiche vols et escales détaille les itinéraires, et le visa se traite avant tout le reste. La rive découverte rassemble nos autres escapades.

Sources

Revenir à la rive découvrir le pays